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En bref, le théâtre wallon mouscronnois...

Fondé en 1963, le théâtre wallon mouscronnois devenu depuis 1989 la compagnie Marius Staquet, en souvenir de son président fondateur, fête cette saison sa 36e année d'existence. Parmi ses principaux fondateurs citons : Marius Staquet, Vivane Staquet et André Demeyère.
Soucieux de faire reconnaître Mouscron comme cité wallonne, Marius Staquet créa la troupe et fit jouer sa première pièce :"ch'ést nin beau cha" au cinéma "Le Paris" (emplacement de l'actuel Centre Staquet) le 10 novembre 1964 devant une salle comble. Le théâtre wallon Mouscronnois était né. Il avait à sa tête Marius Staquet, auteur prolifique, Viviane Staquet son épouse assurait la mise en scène et André Demeyère assurait l'adaptation en langue mouscronnoise. Des premiers acteurs, deux avaient reçu une formation dramatique à l'académie : Françoise Vermeulen, Michel Castel, les autres étaient de purs patoisants amoureux des planches : Marcel Derycke, Paul Delbar, Fernande Dermaux, Odile Demeirlaere, Philippe Daene et Anyse Vandenberghe. Dans les années qui suivirent, répondant aux besoins de la distribution on fit appel à Huguette Taildeman, Jean Alsters, Francis Vanopstal, Géraldine Catteau, et plus tard à Norbert Gerné, Françoise Villaeys, Jacques Vandewalle, Philippe Bonte. Tous devinrent des acteurs attitrés du TWM. Côté technique, Raphaël Claeyssens fut l'ouvrier de la première heure et resta fidèle à la troupe jusqu'à sa disparition en début 1999.
Jusqu'en 1985, date de sa disparition, M. Staquet produisit des comédies en picard, abordant tous les thèmes, ne ménageant nullement ses contemporains, ni ses acteurs...C'était la recette du succès qui fut ressenti par la RTBF qui pendant 15 années (de 1968 à 1983) vint filmer chaque année les productions du TWM...Et puis la crise budgétaire mit un point final aux captatations de la RTBF
Le théatre , lui, continuait. En 1987, Françoise Vermeulen, actrice fondatrice accepta la lourde charge de metteur en scène. Sa patience et son grand professionnalisme donnèrent un coup de fouet à la troupe qui repartit de plus belle. Mais pour vivre et grandir, on ne pouvait reprendre éternellement les pièces déjà jouées...1989 fut l'année du tournant. En effet, Christian Derycke, jeune acteur dans la troupe, proposa une de ses compositions : "Têtes de finmes" comédie en trois actes qui fit, dès sa première représentation l'unanimité du public. Le théâtre venait de trouver un deuxième souffle en découvrant un nouvel auteur picard. C'est cette même année que le TWM devenait l'ASBL Compagnie Marius Staquet avec comme président Jacques Vandewalle. Il gardera cette fonction jusqu'en 1992, année où la présidence reviendra à Christian Derycke.
Une troupe qui vit se renouvelle. Depuis les années 90, de nouveaux acteurs et actrices sont venus apporter leur talent à la troupe : Karine Cappelaere, Edith Tanghe, Dominique Lamote, Manu Vandaele, Fanny Derycke, Fanny Fiège.
Et plus récemment : Thomas Provoost, Valentin Ladoé, Aurélie Loosveld, Cédric Thibergien.
 
La troupe de la compagnie Marius Staquet a conquis en plus de quarante années, un public fidèle et qui va croissant et en se rajeunissant à Mouscron où chaque représentation fait salle comble. De plus, un nombreux public du nord de la France apprécie également les pièces picardes et la troupe se produit avec succès à Leers, Bousbecque, Wattrelos, Tressin ,Wasquehal, Neuville, Hem, Linselles, Mouvaux, Tourcoing.
Durant la saison 96-97, la troupe participa à la coupe du Roi organisée par l'union culturelle wallonne, coupe récompensant la meilleure troupe amateur en langue régionnale. Qualifiée pour la finale grâce à la pièce : "Quô qu't'in pinses monseigneur", elle remporta le trophée royal le 31 mai 1997 à Barvaux avec la pièce en un acte : "Carnaval" de Christian Derycke.
Le troisième millénaire commence avec tout autant de succès, les pièces se suivent et ravissent un public de plus en plus nombreux. La troupe étale sa saison sur quatre mois de novembre à fin février pour donner 26 représentations devant plus de 12 000 spectateurs une preuve de l'engouement du public pour la comédie picarde, mais aussi de la qualité du travail de la troupe.